5 films comme « Poor Things » à diffuser dès maintenant

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Même si la récente victoire d’Emma Stone aux Oscars de la meilleure actrice a pu surprendre certains experts, quiconque a vu « Poor Things » peut comprendre pourquoi sa performance a été si acclamée. Le dernier film du réalisateur grec Yorgos Lanthimos a également remporté des Oscars pour ses costumes, ses décors et son maquillage/coiffure, un témoignage des visuels saisissants que Lanthimos a portés à l’écran.

Tout cela est au service d’une histoire qui s’inspire du classique d’horreur gothique de Mary Shelley, « Frankenstein », avec Stone dans le rôle de Bella Baxter, une créature hybride avec le cerveau d’un nouveau-né transplanté dans un corps adulte. Cette juxtaposition bizarre lui permet de découvrir le monde à nouveau, donnant à Lanthimos l’occasion de faire la satire du sexisme et de la structure de classe de sa version alternative de l’Angleterre de l’ère victorienne. Avec le film nouvellement diffusé sur Hulu, voici cinq autres films comme « Poor Things » à regarder par la suite.

« Le favori »

La première collaboration entre Lanthimos, Stone et le scénariste Tony McNamara est beaucoup moins fantastique que « Poor Things », mais elle reste scandaleuse et audacieuse, avec une joyeuse célébration de la sexualité féminine. Stone incarne Abigail Hill, une jeune femme pauvre qui vient travailler pour la reine Anne de Grande-Bretagne (Olivia Colman) au début du XVIIIe siècle, grâce à ses liens avec la compagne proche de la reine Anne, Sarah Churchill (Rachel Weisz), la cousine d’Abigail.

Sarah et la reine Anne sont proches au sens charnel, et Abigail devient bientôt la rivale de Sarah pour les affections de la reine. Lanthimos dépeint le palais royal comme un repaire de débauche, où des courtisans égoïstes rivalisent pour influencer la reine instable. Comme « Poor Things », « The Favourite » est torride et souvent hilarant, mais c’est aussi une satire sociale sauvage avec d’excellentes performances, y compris l’oscarisé Colman dans le rôle de la reine Anne vulnérable mais vindicative.

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« Naissance/Renaissance »

Marin Ireland n’a été récompensée par aucune grande organisation de récompenses l’année dernière, mais sa performance dans la version effrayante de la scénariste-réalisatrice Laura Moss sur l’histoire de Frankenstein est à égalité avec le travail de Stone dans « Poor Things ». Ireland incarne le Dr Rose Casper, une pathologiste hospitalière qui évite les interactions humaines et mène à la place des expériences horribles dans l’intimité de son propre appartement, avec du matériel biologique qu’elle ramène clandestinement du travail.

Lorsque ce matériel biologique inclut la fille de cinq ans récemment décédée de sa collègue, l’infirmière Celie Morales (Judy Reyes), Rose doit affronter le genre de relations familiales qu’elle a passé sa vie à garder à distance. Ireland et Reyes sont fantastiques ensemble en tant que deux femmes très différentes qui s’unissent dans le but de garder cette fille morte-vivante en vie, faisant des efforts brutaux pour promouvoir leurs obsessions, à la fois scientifiques et maternelles.

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« La fiancée de Frankenstein »

Il est facile d’oublier que le personnage principal emblématique n’apparaît que brièvement à la fin de la suite du réalisateur James Whale de son classique de 1931 « Frankenstein ». Avant cela, cependant, il y a beaucoup de bizarreries dans ce suivi en roue libre. Elsa Lanchester, qui joue la mariée, joue le double rôle de Mary Shelley, apparaissant dans un prologue pour présenter le film comme une prétendue continuation de l’histoire écrite par Shelley.

Colin Clive et Boris Karloff reviennent respectivement dans le rôle d’Henry Frankenstein et de sa monstrueuse création, rejoints par Ernest Thesiger dans le rôle du mentor dément d’Henry, le Dr Pretorius. Whale ajoute un humour absurde à l’horreur gothique, alors que le Dr Pretorius fait pression sur Henry pour qu’il crée un compagnon pour le monstre et ne semble avoir aucun scrupule à propos de ses propres expériences horribles. La version biaisée et étrange de l’histoire de Frankenstein des « Poor Things » peut retracer ses origines ici.

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« Frankenhooker »

Il y a eu publications virales en ligne sur les similitudes entre « Poor Things » et le favori du réalisateur culte Frank Henenlotter en matière d’exploitation sexuelle. Comme son titre l’indique, « Frankenhooker » est plus vulgaire que « Poor Things », déjà assez coquin, et il est loin d’être aussi réfléchi. Mais il a plus en tête que la simple valeur de choc d’un habitant déséquilibré d’un sous-sol de banlieue bricolant une version ressuscitée de sa fiancée à partir de parties du corps récoltées sur des prostituées assassinées.

Jeffrey Franken (James Lorinz) est dérangé, mais il est aussi plutôt gentil, juste un triste malade d’amour à qui sa fiancée manque et qui a des sentiments tendres envers les prostituées qu’il drague, même s’il leur dose du « super crack ». Henenlotter mélange un humour pince-sans-rire avec des décors dégoûtants, pour une expérience unique qui s’est révélée influente de manière inattendue.

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« La vengeance de Frankenstein »

Comme Godwin Baxter dans « Poor Things », le baron Frankenstein de Peter Cushing se lance dans des expériences de transplantation cérébrale dans ce deuxième film de la célèbre série Frankenstein des Hammer Studios. Dépasser l’histoire originale de Mary Shelley permet au scénariste Jimmy Sangster et au réalisateur Terence Fisher de s’engager dans des intérêts gothiques plus ésotériques, alors que Frankenstein tente de prendre le cerveau d’un homme paralysé et de le placer dans un corps reconstruit qui lui permettra de vivre une vie normale.

C’est une motivation étonnamment altruiste pour un personnage généralement décrit comme arrogant et insensible, et Cushing a la chance d’apporter plus de profondeur à sa version de Frankenstein. La détérioration éventuelle de la créature en un monstre cannibale est aussi triste et poignante qu’horrible, donnant le ton aux futurs films de Hammer Frankenstein qui combinent tragédie et terreur.

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